Un sésame obligatoire pour passer la manche, malgré la possession de visa, ou de statut de résident permanent, au tarif de 10£, soit environ 13€. Valable pour plusieurs séjours de 6 mois, pendant 2 ans, en faisant le réservant sur le site du gouvernement britannique, ou sur une application dédiée. 

L’ETA signifie « Electronic Travel Authorization », est le pendant britannique de l’ESTA aux Etats-Unis, et permet aux voyageurs de certains pays d’entrer sur le territoire. Elle s’adressera essentiellement aux séjours courts, comme le tourisme ou le voyage d’affaires. Plusieurs voyageurs témoignent de leur facilité et leur fluidité pour obtenir l’ETA. D’autres, cependant, ont connu des mésaventures à cause de la photo notamment. 

L’ETA est l’une des conséquences du Brexit, et s’applique à une trentaine de pays européens. Son objectif, comme son cousin américain, est le renforcement de la sécurité aux frontières. Elle met aussi fin aux voyages de dernière minute. Mais ce qui est souvent pointé du doigt, c’est le manque d’information délivrées aux voyageurs, comme le met en relief la conseillère des Français de l’étranger pour l’Angleterre, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord, Patricia Connell. 

Des difficultés qui sanctionneront surtout ceux qui n’ont pas de smartphone, car il faut remplir un questionnaire en ligne. Et une fois approuvée, l’ETA est liée numériquement au passeport du voyageur en quelques minutes. Il est, malgré tout recommandé, de prévoir un délai de 3 jours ouvrables. Et pour rappel, l’ETA n’est pas un visa, mais une simple autorisation de voyage.